Nicolas Chaudun

  • Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d'Adolphe Thiers se résolut à réprimer dans le sang la Commune de Paris. La Semaine sanglante s'accompagna d'un gigantesque incendie, au cours duquel le feu menaça dangereusement le Louvre et ses collections, de même que la Bibliothèque impériale, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux... Face au sinistre, deux hommes : un conservateur, jusque-là confit dans ses notices de catalogue, et un officier, que rien ne prédisposait au sauvetage du sel de la civilisation.

  • Napoléon III voulait que sa capitale devînt la plus belle ville du monde, la plus moderne ; il en fit la vitrine de l'Empire. Ce chantier, il le confia à un préfet à poigne, aussi habile à diriger les hommes qu'à se procurer les moyens de sa tâche : Georges-Eugène Haussmann (1809-1891). Une nouvelle lecture de la vie du grand homme à la lumière d'une audacieuse question : lui ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose ?
    Haussmann (1809-1891), c'est Paris. Haussmanniser, c'est percer, aérer, éclairer, désengorger. Mais, au fond, que sait-on du "grand homme" du Second Empire, à l'égo surdimensionné, lui qui a déjà fait l'objet de nombreux ouvrages ?
    Prenant ses libertés vis-à-vis du genre biographique, ce livre analyse l'oeuvre du "préfet éventreur", quitte, du reste, à lui en contester, preuves à l'appui, la paternité. Il sonde encore l'âme de cet ambitieux qui semble n'avoir vécu pleinement que les dix-sept années de sa magistrature parisienne, et qui, pour le reste, se conduisit en parfait décalage avec l'image qu'il a laissée de lui-même. Fort d'un minutieux travail d'enquête, il met enfin en lumière les rapports orageux qu'Haussmann a entretenus avec l'entourage de l'Empereur, et le cruel processus d'isolement qui en a découlé. En définitive, la question n'est plus de discerner en lui un bienfaiteur ou un fléau, un visionnaire ou un technocrate, mais bien celle-ci : Haussmann ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose ?

  • En 1947, Carné et Prévert tournent un film à Belle-Île. Arletty, Reggiani et Anouk Aimée en sont les vedettes. Mais rien ne va. Les caprices du ciel, des disputes, des grèves, des accidents... le sort s'acharne. Comble de malédiction, les bobines du chef-d'oeuvre inachevé disparaissent... Menant l'enquête, le narrateur ressuscite le cinéma de l'âge d'or, depuis l'avant-guerre jusqu'aux huées de l'Epuration.

  • De 1870, on conserve le souvenir d'un désastre. D'autres ont suivi, comblant l'abîme où la guerre avait précipité Napoléon III. L'été en enfer est l'histoire de ce plongeon vertigineux, le road movie, en quelque sorte, de l'errance impériale, chaotique, solitaire et si cruelle qu'elle érige la gabegie en véritable tragédie classique.

  • Le musée des Beaux-Arts de Rennes sort les amateurs de l'ombre en exposant la collection de Christian Adrien, collectionneur d'art ancien, grand amateur de dessins XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Ce profil de cerveau qu'on lui connaît, paris le tient des fortifications édifiées par, louis-philippe.
    Les bastions ont disparu depuis longtemps, mais le dispositif de défense se lit encore dans le tracé des maréchaux et de la ligne ferroviaire dite de petite ceinture. le boulevard périphérique lui-même piétine l'ancienne zone de servitude militaire, portant ainsi le coup de grâce au vieux projet de " ceinture verte " qui avait fait, rêver les philanthropes et les urbanistes de l'entre-deux-guerres.
    C'est à bicyclette que l'auteur s'engage sur ce chemin de ronde fantôme, en quête de traces à demi effacées mais aussi des signes qui caractérisent, les frontières, les flous dans le paysage, les enclaves intemporelles ou tout autre interstice voué aux négociations furtives. au gré des rencontres et des incursions dans l'histoire, il brosse le portrait d'une ville annulaire, promise à d'immenses mutations.
    Parisien de naissance et de coeur, nicolas chaudun a beau, finalement, ne faire que le tour de chez lui, il nous livre un véritable récit de voyage, avec ses surprises, ses joies et ses petites avanies.

  • Octave, archéologogue en résidence au Caucase, se retrouve prisonnier dans l'ambassade française en état de siège suite à un conflit diplomatique sous haute tension. Les cruautés de l'occupant, la veulerie du Quai d'Orsay et la tentation d'une publicité planétaire via les réseaux sociaux vont précipiter les reclus dans une impasse.

  • Le général Alexis L'Hotte passe pour le plus orthodoxe promoteur de l'équitation classique française, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité. Elève chéri de deux fameux écuyers antagonistes, François Baucher, « l'artiste sublime », et le comte d'Aure, « le plus parfait centaure », L'Hotte se voit crédité d'une synthèse illusoire de l'enseignement des deux maîtres.
    En vérité, il a pioché chez l'un et chez l'autre au gré des situations sans pour autant échafauder une véritable doctrine. Son « Calme, en avant, droit » peut orienter une quête ; il ne fonde pas une méthode.
    Beau, élégant jusqu'à la coquetterie, sobre et précis, L'Hotte subjugua tous les cavaliers qu'il eut à former, à Saint-Cyr comme à Saumur. Il fascina la cour impériale, se fit encore du tout jeune Lyautey un admirateur indéfectible. Il demeura néanmoins un maître avare de conseils. Quant il mettait pied à terre, c'était aussitôt pour prendre des notes, debout à son plan de travail, solitaire et silencieux. Et, paradoxalement, cette distance accrut son prestige. Pour le reste, le général ne combattit jamais, ce qui le distingue notoirement de tous ses frères d'armes. Il n'en fut pas moins autorisé à prononcer des avis définitifs - et parfaitement rétrogrades - sur les nécessaires mutations de la cavalerie militaire ; légitimiste notoire, il n'en fut pas moins le « fusible » de ministres républicains. Jamais, enfin, il ne pressentit le naufrage de la civilisation équestre.
    Un pédagogue taciturne, un soldat sans guerre, un politique fourvoyé, ce pourrait être un peu court. Cependant l'impeccable parcours de l'écuyer se confond avec l'histoire de la question équestre au XIXe siècle. Or jamais jusqu'alors la question n'avait à ce point obnubilé les esprits. En effet, le paradoxe mérite d'être relevé, le « siècle de l'industrie » fut aussi, et d'abord, presque, celui du cheval.

  • Balard

    Nicolas Chaudun

    "Le Pentagone à la française" Le ministère de la Défense procédera cet été au regroupement de ses services et des états majors des 3 armées (terre, air, mer) en un lieu unique, en bordure du XVe arrondissement de Paris, porte Balard. Pour accueillir 9 300 militaires et fonctionnaires, le ministère a choisi en 2007 le projet de Nicolas Michelin : un gigantesque complexe (420 000 m2) englobant des bâtiments historiques et de colossales structures modernes.
    Ce chantier, sans équivalent dans la capitale, s'enracine dans un site dont la vocation militaire est ancienne. Bonaparte envisageait déjà de créer là un vaste plan d'eau dévolu aux exercices navals de l'Ecole polytechnique. Plus tard, les fortif's (l'enceinte de Thiers) parcoururent ce bout de la plaine d'Issy. Elles laissaient en bordure de son escarpe un vaste champ de manoeuvre qu'investirent bientôt les premiers avionneurs.
    L'industrie aéronautique naissante y tint ses quartiers, au point que, dans les années 1920, le ministère de la Guerre y implanta la Cité de l'air. C'est toute l'histoire des ces franges de Paris, dont le "Pentagone à la française" marque le point d'orgue, que retrace cet ouvrage abondamment illustré.

  • L'abcdaire de paris

    Nicolas Chaudun

    Propose un guide historique et culturel de Paris à travers ses quartiers anciens ou renouvelés, ses musées, ses églises et ses monuments, son histoire politique et artistique.

  • Haussmann (1809-1891), c'est Paris. Haussmanniser, c'est percer, aérer, éclairer, désengorger... Mais, au fond, que sait-on du "grand homme" du Second Empire, dont on célèbre cette année le bicentenaire?
    Ce livre analyse l'oeuvre du "préfet éventreur", quitte, du reste, à lui en contester, preuves à l'appui, la paternité. Il sonde encore l'âme de cet ambitieux qui semble n'avoir vécu pleinement que les dix-sept années de sa magistrature parisienne, et qui, pour le reste, se conduisit en parfait décalage avec l'image qu'il a laissée de lui-même. Fort d'un minutieux travail d'enquête, il met enfin en lumière les rapports orageux qu'Hausmann a entretenus avec l'entourage de l'Empereur, et le cruel processus d'isolement qui en a découlé. En définitive, la question n'est plus de discerner en lui un bienfaiteur ou un fléau, un visionnaire ou un technocrate, mais bien celle-ci : Haussmann ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose?

  • Dans un bobinard propret de la rive droite, Ugo, une jeune recrue de la Wehrmacht, échappe de peu à la tuerie perpétrée par un gang de patriotes exterminateurs. Sa survie, l'adolescent la doit à une novice dans le métier, plus impressionnable que ses consoeurs. Celle-ci paiera. Pour ça ou pour autre chose. On la retrouvera fille à soldats, ballotée dans le ressac du front de l'Est. Comme Ugo, dépassé, à la fois transi d'amour et renégat. Le mensonge et le pardon, les certitudes aveugles, l'appétit de la vie mais aussi son mépris, on n'embrasserait pas d'un seul regard toute la palette de pulsions que déchaîne la guerre, la vraie. Nul besoin d'accents épiques, cependant, pour enrichir ses nuances ! Au fond, l'homme ne mène-t-il pas en permanence sa guéguerre ? Larvée, civile, sainte, totale, sociale, la guerre sourd de partout. Elle naît de rien et se nourrit de peu. L'hystérie de touristes pris au piège des journées du Patrimoine, les dérèglements d'un vieux conservateur poussé à la porte de son musée d'anatomie pathologique, et la voilà qui éclate un matin, « comme une girolle sur la fumure » ! Il n'y a que la dérision et l'humour pour en conjurer les horreurs. Ces cinq nouvelles en forme de petits romans en sont truffées. Mais attention, ce rire-là ne chante pas ; il grince, comme celui que le pendu cracherait à la face de son bourreau.

  • La nuit des aventuriers Nouv.

  • Beau livre. Paris est une capitale, elle a un rang à tenir ! Régulièrement enrichie d'un de ces monuments qui font sa réputation, elle se renouvelle pour être digne de son statut. Mais c'est aussi un village. des villages, des terroirs, avec ses habitants, ses habitués, ses écoles, ses lieux de vie communs, tels le plus reculé des villages de France. C'est cette capitale, celle qui a une âme que nous propose François Bibal dans ce très bel ouvrage.

  • Beau livre. Paris est une capitale, elle a un rang à tenir ! Régulièrement enrichie d'un de ces monuments qui font sa réputation, elle se renouvelle pour être digne de son statut. Mais c'est aussi un village. des villages, des terroirs, avec ses habitants, ses habitués, ses écoles, ses lieux de vie communs, tels le plus reculé des villages de France. C'est cette capitale, celle qui a une âme que nous propose François Bibal dans ce très bel ouvrage.

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